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Atelier Philo entre générations – 19 au 22 avril 2011

À quoi ça sert de faire peur ? De quoi avons-nous peur ? Peut-on avoir peur de soi-même ? Ces trois questions ont été les fils conducteurs de l’atelier philo, premier atelier mené dans le cadre du Festival des Habitants.

Pendant deux jours, trois professeurs ont animé le débat autour des peurs avec des enfants, parents et personnes âgées.

La première étape a été sur le rôle que joue la peur dans le comportement. Celle-ci sert à diriger le regard, à le détourner. Elle regroupe les gens.

La peur est également un moyen plus facile de mettre en avant ce que l’on aime pas, ce dont on a envie.

Différents cas, différentes mises en situation ont été présentés :

  • le plaisir d’avoir peur. Pourquoi aller voir des films d’horreur ? Pourquoi se déplacer dans des parcs d’attractions ? Pourquoi pratiquer des sports extrêmes ? Ce sont principalement pour les sensations que nous éprouvons, se sentir vivant, voir la peur chez les autres…etc.

  • La peur comme prévention : ce sont principalement des peurs enfantines qui ont été soulevés. « Ne fais pas ça sinon l’ogre va venir te manger ! »

  • Taire ses peurs : ce qui nous bloque peut paraître absurde aux yeux des autres, des peurs que l’autre n’a pas. On peut ne pas se sentir normal.

Après avoir fait la liste des peurs de chacun des participants (dont les principales touchaient les thèmes animaliers, ésotériques, terrestres…etc.), il a été souligné que l’on pouvait avoir peur de soi-même. La peur de ne pas contrôler ses actes, ses gestes. La peur de perdre l’usage de nos capacités. Peur de notre pensée, de nos idées.

Cette première journée s’est achevée par la retranscription de mots reliés à la peur, des lieux, des objets, des personnages, dans le but de créer une histoire monstrueuse.

 

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Le deuxième jour a débuté avec une réflexion sur les verbes liés à la peur, notamment sur le verbe « redouter ». Pourquoi y a-t-il l’idée de doute dans la peur ? On doute de ce qui va se passer, on doute de soi, de nos capacités à surmonter l’obstacle.

Cet après-midi a également permis aux participants de réfléchir sur la peur à travers plusieurs représentations du « Cri » de Munch. Dans la continuité de l’interrogation sur les verbes, les participants ont été amené a dans un premier temps à voir l’image, puis à la regarder (c’est-à-dire faire plus attention, émettre des hypothèses…). Le personnage central et les personnages en arrière plan ont été dans un premier temps vus. Puis ce sont les éléments du décor : le pont, les barrières, le lac, le bateau, le ciel ; et la technique picturale : les traits, leur épaisseur, les courbes, les couleurs.

Nous nous sommes arrêtés un instant sur le visage même du personnage central, la tête déformée, sans joues ni cheveux, les longues mains, la bouche et les yeux grands ouverts.

Alors de quoi ce personnage a-t-il peur ? Pourquoi crie-t-il ? Libre aux participants d’imaginer toutes les possibilités, il n’y a pas d’interprétations véritables : la guerre qui approche, une douleur interne, un danger qui approche, le personnage essaye d’interpeler les passants sur ce danger ou sur sa souffrance…etc.

 

atelier philo J3

 

Les jours suivants, les participants ont pu visiter l’exposition « Paranoïa » à la gare Saint Sauveur. Thème qui a permis de souligner les différences entre stress, angoisse, peur et phobie et s’interroger sur les diverses situations actuelles et futurs possibles qui peuvent nous faire peur.

Le dernier jour, tout le monde a pu s’essayer au théâtre, tenter de faire peur aux autres et exprimer sa propre peur par des mises en situation.

 

atelier philo J4 dsc07198.jpg

 

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